lundi 30 juillet 2012

Jour 11 : Rocher Percé et Île Bonaventure...


Levés très tard, après 10 heures de sommeil fabuleuses, nous prenons le déjeuner chez nos hôtes. Nous nous rendons au centre ville, qui ressemble un peu à nos villes côtières animées en été. Le choix étant bien large de compagnies batelières qui font des tours en mer, nous choisissons la première qui s'offre à nous : les bateliers de l'île. Une demi heure plus tard, nous voici sur le petit rafiot, avec un naturaliste du parc reconverti en animateur croisièriste, exceptionnellement. Nous faisons le tour du rocher Percé, impressionnant malgré le travail de sape de l'érosion, qui a fait s'écrouler une de ses arches en 1845. La dernière arche résiste encore et toujours à la mer... 


Bobette à la mer !!!

Nous continuons notre croisière par le tour de l'île Bonaventure dont nous découvrons déjà une facette : même à marée descendante, nous voyons quelques phoques qui se dorent la pilule : enfin, on dirait plutôt de grosses limaces géantes et molles qui se retournent en tressautant sur leur rocher... 




Plus loin, alors que la falaise se fait plus haute, on les aperçoit : les colonies de guillemots, mouettes et fous de bassan ! Nichés dans les recoins de la falaise, ils la retapissent de blanc ;) Nous terminons notre tour par la côte Sud de l'île, à la végétation plus rase, qui laisse apparaître quelques habitations à moitié écroulées : l'île est désormais un Parc National, et il n'y a plus d'habitants permanent. 


 Nous accostons et mangeons un brin. Il existe 4 chemins qui parcourent cette île de 4 km². Nous prenons le chemin des Colonies très agréable et ombragé qui traverse l'île de part en part, en 45 minutes. 




Nous entendons de loin le raffut que font... les 60 000 couples de fous de bassan qui se sont établis sur le haut des falaises : du bateau, on ne voyait que la partie émergée de l'iceberg !! 




C'est un bordel permanent : qui se chamaillent, qui se retrouvent et s'embrassent, qui construisent jalousement leur nid, qui couvent amoureusement leur unique petit, qui se posent après la pêche, qui râlent de se faire bousculer, qui cherchent à décoller, qui fait sa toilette... Un boucan pas possible, une odeur pas possible, mais un spectacle que l'on ne se lasse pas de regarder ! Il y a toujours quelque chose à voir, dans  cette immensité pleine d'oiseaux à la plastique parfaite : on les croirait peint ! 






Nous nous arrachons à cette animation pour reprendre le chemin du Roy, qui rejoint l'embarcadère par la côte Est, en 1h30. Il fait super chaud et le soleil donne bien ! Nous prenons le bateau de retour direct de 16h30, bien rôtis : on a quand même parcouru 10 km l'air de rien ! 





Nous remontons au gîte nous reposer et nous préparer pour le repas du soir (le souper) que nous avons réservé à "la Maison du Pêcheur", l'institution du coin ! En table d'hôte (l'équivalent de notre système de menu), homard au cointrau pour l'une, pétoncles pour l'autre : notre restau gastronomique du séjour, quoi !

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