Le temps se couvre, l'orage se prépare...
On nous a dit de préparer un sac avec le minimum vital... En cette fin de lundi après-midi, un bateau nous dépose au camp Inusit, pour une soirée en mode "trappeur". C'est devant les tipis que nous rencontrons David, un jeune trappeur pur sucre de 27 ans, et son assistant Alex. Il nous présente également ses deux chiennes, dressées pour maintenir les intrus loin du camp.
Nous sommes une quinzaine de personnes (4 familles) à passer la nuit ici. Un tipi nous est attribué et nous nous répartissons sur les 6 lits disposés tout autour de son foyer central. Nous découvrons à l'extérieur le feu principal, les douches, les toilettes et la Long House, où se servent les repas.
Nous profitons de la clémence de la météo pour aller en rabaska observer les huttes de castor que David surveille... la patience est récompensée, un énorme spécimen nous tourne autour avant de disparaître sous l'eau. La ballade nous ayant ouvert l'appétit, nous rentrons sur le site.
Après le ragoût de cerf et le gâteau au sirop d'érable, nous nous hâtons de profiter et maintenir la chaleur du foyer dans notre tipi, car nous commençons à entendre quelques coups de tonnerre.
L'orage ne semblant pas près à se décider à se manifester ici, David allume le grand feu préparé par Alex et nous raconte quelques anecdotes, expériences et nous fait profiter de ses talents d'imitateur (cri d'orignal et hurlements de loup). Nous écoutons autour du feu, presque religieusement.
Bon, on ne s'attendait pas à spécialement bien dormir...
On s'attendait à écouter les bruits de la nature, à se faire des films au moindre craquement proche...
On s'attendait moins à ce qu'un membre de notre tribu ne ronfle comme un sonneur...
On ne s'attendait encore moins à ce qu'il flotte sans discontinuer de 2h à 7h du matin... et que le maître du feu pourtant volontairement désigné ne soit le ronfleur décrit ci-dessus... d'où le feu éteint et les gouttières variables sur nos tronches... M'enfin, on n'est pas des mauviettes, tabernacle !!!
Enfin, y'en a un pour qui la nuit n'a pas été si pire...
...ni la douche si rude !
Après une bonne douche, mon iroquois et moi décidons de prendre un canot à deux pour aller voir si les castors sont de sortie... malgré notre légendaire discrétion, nous ne pourrons qu'entendre des craquements dans la hutte et faire plonger les huards qui se marrent à 10m...
Un déjeuner plus tard (café et pancakes succulents mais réalisés non sans difficultés :o), nous sommes invités à nous préparer à repartir... cette expérience, si courte soit-elle, nous a vraiment bien plu. On se rend compte qu'on est des citadins pressés de tout avoir, oublieux qu'on peut prendre plaisir à faire des choses simples... En tout cas, cette rencontre avec David et son amour sincère pour la nature, nous a fait retrouver un temps notre âme d'enfant.
Bon, je deviens lyrique et niaise.
Tout ça va se payer sur la route vers le Fjord du Saguenay... ma compagnie en voiture est digne de celle d''un zombie... [Previously on Walking Dead]
Nous faisons la pause de midi au village "fantôme" de Val-Jalbert, ancienne cité ouvrière des années 20, dont les maisons et commerces ont été rénovés ou au moins mis en valeur à des fins de mémoire. Bien faite, la visite en tramway nous fait faire le tour du site en 15 min avec de grandes lignes explicatives et nous dépose au pied de la chute d'eau très impressionnante, autour de laquelle avait été bâtie la pulperie, qui faisait travailler tout ce monde-lo, là pardon !
Nous terminons VIVANTS la route vers La Baie et le gîte Les 13 lunes, où cette nuit sera forcèment bonne chez Christiane, Noémie et Camille, nos hôtes ! Qu'elle vous soit douce également !
que d'eau fraiche ça fait envie on a tellement chaud ici, on coule littéralement
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